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Jospin fragilisé face à Chirac «boosté». Selon le sondage «Libération», le second emporterait la présidentielle avec 53% des voix.

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Publié le 17/05/2000 à 1h11

Cela ne s'arrange pas pour Lionel Jospin. Face à Jacques Chirac, le

président «sympathique», il perdrait aujourd'hui le second tour de l'élection présidentielle. 53% pour le chef de l'Etat, 47% pour le Premier ministre. Lors de la précédente publication de l'indicateur présidentiel bimensuel Libération-BFM-CSA, en mars, le président de la République l'emportait déjà par 52% des suffrages contre 48% à son chef de gouvernement. La gestion de la «cagnotte» et son corollaire, le flou sur la répartition des fruits de la croissance, ainsi que le voyage mouvementé de Lionel Jospin au Proche-Orient, avaient provoqué ce recul du candidat de la gauche. Hormis un 54-46 en faveur de Chirac en mai 1999 (mais le chef du gouvernement était alors plongé en pleine affaire de la paillote corse), jamais Jospin n'a été aussi bas dans les intentions de vote présidentiel. Cette nouvelle donne est perceptible dès le premier tour (1). Avec 34% des suffrages, le président sortant progresse de 5 points par rapport à mars, alors que Lionel Jospin baisse de 2 points, à 27%. Cette fragilité «jospinienne» a une explication: l'abstention qui croît de 27% à 38%, au détriment de la gauche. Une abstention commandée par une certaine déception. Signal inquiétant pour Jospin: la désaffection qui le touche est indépendante d'une période de crise. De son côté, Jacques Chirac fait le plein des voix à droite et même au-delà. Il est bien devenu aujourd'hui le seul candidat crédible de l'opposition. Sa communicatio

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