Jacques Chirac le veut «sans arrière-pensées et sans changer nos
institutions». Lionel Jospin y aspire «sans crainte, ni réticence». Entre les deux têtes de l'exécutif, l'instauration du quinquennat ne donne pas lieu à polémique. Au lendemain de l'intervention du chef de l'Etat faisant état de sa sympathie pour la réduction du mandat présidentiel, le Premier ministre a tenté de conserver son avantage. Devant les députés communistes, hostiles au quinquennat «sec», il a voulu se projeter dans l'avenir. «Si, un jour, un débat plus large sur les institutions de la Ve République devait être engagé, j'aurais, comme citoyen, comme acteur de la vie politique et comme Premier ministre tenant à une certaine pratique, un avis sur nos institutions et leur fonctionnement.» «Si un jour"», s'il se retrouve à l'Elysée?
Son propos visait aussi à rassurer le partenaire communiste, qui menace de voter «non» au quinquennat «sec». Mais, pour le présent, Lionel Jospin ne veut pas se dissocier de Jacques Chirac: «Le débat ouvert (") ne doit pas être élargi d'une façon telle qu'elle interdise de déboucher positivement sur la question simple qui est posée: le raccourcissement du mandat.» Fermez le ban.
La prestation télévisée du président de la République n'a guère été autrement commentée. Le ministre des Relations avec le Parlement, Daniel Vaillant, s'est contenté du service minimum, faisant part de la «satisfaction» du gouvernement devant «l'accord» de Jacques Chirac avec la proposition de Lionel Jos




