Pas plus que le premier, le deuxième recours de Lyne Cohen-Solal contre l'élection de Jean Tiberi aux législatives de 1997 n'aura connu le succès. Hier, le Conseil constitutionnel a jugé "irrecevable" la nouvelle requête déposée par l'adversaire socialiste du maire de Paris.
Candidate dans la deuxième circonscription de la capitale (qui regroupe le Ve arrondissement et une partie du VIe), Lyne Cohen-Solal avait déjà saisi le Conseil constitutionnel en raison d'un nombre important de faux électeurs. Les "sages" en avaient convenu, mais avaient estimé, en 1998, que "la manoeuvre en cause, aussi condamnable soit-elle, n'a pu inverser le résultat du scrutin". Lundi, c'est sur de nouveaux éléments que les avocats de Lyne Cohen-Solal, Mes Michel Zaoui et Claude Pollet-Bailleux, ont étayé leur nouveau recours. Les récentes découvertes de nouveaux faux électeurs auraient pu fausser les résultats de l'élection. En effet, l'enquête ayant conduit à la mise en examen de Xavière Tiberi, l'épouse du maire, a révélé au moins 3 315 voix suspectes. Or, Jean Tiberi ne l'avait emporté qu'avec 2 275 voix d'avance au second tour.
Mais les membres de l'institution de la rue de Montpensier n'ont rien voulu entendre. Fidèles en cela à leur jurisprudence et, surtout, à la Constitution qui stipule dans son article 62, alinéa 2: "Les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d'aucun recours." Cela vaut en particulier pour le contentieux électoral. Déjà, par le passé, à quatre reprises, l




