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Libération

Aubry prête à négocier

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Publié le 27/07/2000 à 2h35

Après le «non», le «oui, mais»? Lundi, le refus de Martine Aubry et Laurent Fabius d'agréer la convention Unedic signée par le patronat, la CFDT et la CFTC, avait mis le feu aux poudres du paritarisme. Cette convention devait instituer le Plan d'aide au retour à l'emploi (Pare). Hier, la ministre de l'Emploi s'est dit «tout à fait favorable au Pare, dans sa philosophie», s'il s'agit de «mieux accompagner les chômeurs». A la sortie du Conseil des ministres, elle a assuré que «si les volontés affirmées ces derniers jours sont celles que pensent véritablement ceux qui ont négocié, il n'y a aucun problème à discuter». «Ma porte est ouverte [...]. Nous avons les moyens aujourd'hui d'un accord. Si cette négociation n'a pas lieu, nous en tirerons les conséquences.» Dans un entretien à l'AFP, Martine Aubry a évoqué la crise entre partenaires sociaux et gouvernement. «Le paritarisme, ce n'est pas imposer un point de vue minoritaire à tous, c'est accepter la discussion. [...] Ce n'est pas "j'ai raison contre tout le monde" et notamment contre le Parlement et contre une majorité d'organisations syndicales.» Mais «l'idée d'étatisation n'est pas dans notre tête», a-t-elle ajouté. C'est d'ailleurs le voeu de François Hollande, premier secrétaire du PS, qui, dans un entretien aux Echos d'hier, assure que «la nationalisation de l'assurance-chômage n'est pas, selon nous, à l'ordre du jour». De son côté, Philippe Douste-Blazy, président du groupe UDF à l'Assemblée , a réclamé «un grand Grenel

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