En matière d'élections, il y a bien deux France. L'une civique, l'autre un peu moins. La prime revient aux électeurs du grand Sud-Ouest avec une mention particulière pour les électeurs de l'ouest et du sud du Massif central (Haute-Vienne, Corrèze, Dordogne, Aveyron et Tarn), le Lot étant le seul département métropolitain où l'abstention ne dépasse pas 62 % alors qu'elle s'établit à 69,81 % pour l'ensemble du territoire. La carte de la participation recoupe celle observée lors du référendum de 1988 sur la Nouvelle-Calédonie: il y a douze ans, ce sont les électeurs du Sud-Ouest qui s'étaient montré les plus motivés.
Parallèle. A l'inverse, les abstentionnistes de dimanche se retrouvent à l'est d'une ligne partant des Ardennes et aboutissant à l'Hérault, comme en 1988. Les électeurs de la Haute-Corse sont ceux qui ont le plus boudé les urnes: 81,74 % d'abstention. Dès hier, plusieurs responsables politiques se sont inquiétés de ce désintérêt général. Le député Dominique Paillé (UDF, Deux-Sèvres) a déposé une proposition de loi visant à rendre le vote obligatoire et à reconnaître le vote blanc comme un suffrage exprimé. D'autres, comme François Hollande (PS) ou Philippe de Villiers (Mouvement pour la France), ont mis en parallèle les «affaires» et le fort taux d'abstention.
Le «oui» au quinquennat a recueilli 73,21 % des suffrages. Le record d'approbation revient aux habitants de Mayotte (91,04 %, avec un taux d'abstention de 85,33 %) pour l'outre-mer et du Finistère (80,19 %) pou




