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Libération

La faucille et le manteau.

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Le PCF désargenté loue ce soir ses locaux au couturier Prada.

Publié le 12/10/2000 à 5h17

Georges Marchais et autres «dinosaures» du Parti communistes se retourneront-ils dans leur tombe? Jamais à la traîne pour prouver sa «mutation», le PCF s'offre un grand soir.. hyperbranché: le couturier italien Prada, au top du prêt-à-porter, envahit la place du Colonel-Fabien et la fameuse «coupole» dessinée par l'architecte brésilien Oscar Niemeyer. Un événement où le «tout-Paris» est attendu, quelque 1 200 personnes triées sur le volet. Madonna elle-même pourrait faire un saut dans le temple du communisme français, où la fête devrait durer jusqu'à 4 heures, aux rythmes techno du DJ Laurent Garnier.

Griffe. «On casse le mythe du bunker», rigole Gérard Fournier, gestionnaire du siège du PCF. Accessoirement, cette manifestation va permettre de remplir (un peu) les caisses (dégarnies) du parti. Le chiffre de 300 000 francs pour accueillir la maison de Muccia Prada, ancienne de l'extrême gauche italienne, n'est pas confirmé: «Un peu fantaisiste», tranche Fournier, qui, «eu égard à Mme Prada, n'avance aucun montant. Nous pratiquons une tarification professionnelle». Pour la griffe italienne, il s'agit, en pleine semaine parisienne de collection d'été 2001, de marquer le coup pour l'inauguration de sa boutique du faubourg Saint-Honoré et la présentation de sa deuxième ligne de vêtements, baptisée Miu-Miu.

Ce n'est pas la première fois que le PCF ouvre les grilles de sa «forteresse», inaugurée en 1971. Le jeune styliste américain André Walker avait déjà pu y pénétrer, il y a trois

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