Menu
Libération
Interview

«Je suis communiste-ministre».

Réservé aux abonnés

Publié le 14/11/2000 à 6h32

Jean-Claude Gayssot vient de publier un livre, Sur ma route (1), dans lequel il raconte son expérience de ministre de l'Equipement, des Transports et du Logement. Souvent présenté comme le «démineur» du gouvernement, pour ses capacités à régler certains conflits sociaux, il est devenu à ce titre un «poids lourd» de l'équipe Jospin. Mais il n'oublie pas «la dimension communiste» dans ses fonctions. Interview.

Dans votre livre, Sur ma route, vous affirmez ne pas être «un simple "envoyé" du PCF au gouvernement». Comment faites-vous la synthèse, communiste et ministre? N'êtes-vous qu'un ministre technique?

A chaque fois que les journalistes évoquent mon nom, ils disent ou écrivent, «le ministre communiste». Moi, je préfère le communiste-ministre. Je n'abandonne pas mon idéal et mes valeurs. J'agis comme ministre, mais je tiens à la dimension communiste. S'il est un ministère qui n'est pas seulement technique, c'est bien le mien. J'ai envie, à l'endroit où je suis, de faire bouger les choses, sur des dossiers lourds. Prenons l'exemple de l'emploi public: à Air France, à la SNCF, à la RATP, on a inversé la tendance en créant des milliers d'emplois; dans l'équipement, pour la première fois depuis seize ans, on n'en supprime plus. Quand je décide de proposer l'ouverture du capital d'Air France, ce n'est pas pour privatiser Air France, mais pour sauver l'entreprise publique.

Vous dites vouloir «faire bouger les choses». Mais l'action du gouvernement a l'air de s'essouffler...

Je tire dan

Dans la même rubrique