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Jospin passe en force.

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Une majorité PS-UDF semble se dessiner à l'Assemblée pour voter le texte.

Publié le 29/11/2000 à 7h14

En avant toute! Quarante-huit heures après avoir évoqué pour la première fois l'éventualité d'inverser le calendrier électoral de 2002, au congrès du PS de Grenoble, Lionel Jospin est pressé d'aboutir. Hier, lors d'un déjeuner avec les dirigeants socialistes, il a fixé une date sans en avoir même parlé à Jacques Chirac: le texte devra avoir été examiné en première lecture par l'Assemblée nationale avant Noël. Une accélération qui a un motif: le Premier ministre ne veut pas laisser au chef de l'Etat le temps de contre-attaquer. Ce matin, lors de leur tête-à-tête rituel qui précède le Conseil des ministres, Jacques Chirac ne pourra que constater qu'il est mis devant le fait accompli. Et si Lionel Jospin s'est décidé aussi vite, c'est qu'il a acquis la conviction qu'une bonne partie des députés UDF votera l'inversion. De quoi pallier la probable défection des communistes et des Verts.

Balayer les hypothèses. De conciliabules en déjeuners, les socialistes ont passé les trente-six dernières heures à mettre au point leur dispositif d'action. Lundi soir, Lionel Jospin et Jean-Jack Queyranne, ministre des Relations avec le Parlement, ont balayé ensemble les hypothèses. L'idée d'un projet de loi déposé par le gouvernement a été écartée, car cette procédure menaçait de traîner en longueur et aurait de surcroît permis à Jacques Chirac de faire entendre sa voix lors de la présentation en Conseil des ministres. Ils ont aussi repoussé l'idée de profiter du projet de loi sur l'organisation

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