C'est niet. Le Parti communiste a opposé un veto définitif à l'inversion du calendrier électoral voulue par le gouvernement. Robert Hue l'a dit «sans aucune ambiguïté», hier matin, à Lionel Jospin, à Matignon. Les deux hommes se sont «expliqués». En pure perte. Le Premier ministre a avisé son invité du contenu de la proposition de loi organique, déposée quelques heures plus tard par l'ensemble des députés PS. «L'élection du président de la République offre la possibilité de fédérer des forces autour d'un projet pluraliste et ouvert qui est ensuite mis en oeuvre par la nouvelle Assemblée nationale, constate l'exposé des motifs de la proposition de loi. L'organisation des élections législatives après l'élection présidentielle rétablit ainsi le rythme des institutions de la Ve République.»
En soirée, Robert Hue officialisait son différend. Lors d'un meeting salle Japy, à Paris, il lançait: «On murmure qu'il pourrait y avoir un deal avec le Parti communiste: l'accord avec cette présidentialisation contre une goutte d'eau de proportionnelle et quelques positions préservées. Nous n'avons évidemment rien à voir avec tout ça!» Et d'évoquer le risque de «subordination de l'Assemblée nationale au pouvoir présidentiel [...] C'est dangereux pour la démocratie, [...] c'est dangereux pour le pluralisme et [...] c'est dangereux pour ce qui est à la base de la notion de gauche plurielle».
Ce non communiste sera confirmé, mardi, lors d'une réunion du groupe parlementaire à l'Assemblée. «C'est




