Tous dans la même galère. Dans l'affaire des marchés truqués des lycées de la région Ile-de-France, droite et gauche, RPR et PS, tous sont mouillés, soupçonnés de s'être entendus pour faire payer les entreprises. Mais certains écopent plus que d'autres. Face à la déferlante qui menace, l'...lysée se tait. Et attend. Matignon et le PS assurent, eux, ne pas redouter la tempête.
Encore sous le choc de l'incarcération de son ancien directeur de cabinet à la mairie de Paris, Michel Roussin, et des révélations de Louise-Yvonne Casetta, la trésorière occulte du RPR, sur les marchés truqués des lycées d'Ile-de-France, Jacques Chirac se mure dans le silence. Il a annulé plusieurs rendez-vous officiellement pour préparer le sommet de Nice vendredi, samedi et dimanche. Officieusement pour mettre au point sa ligne de défense. Mission a été donnée aux dirigeants du RPR de crier «à la manipulation».
Défensive. Hier, Michel Barnier, ancien ministre RPR et commissaire européen chargé des régions, a affirmé qu'il y avait, «de plusieurs côtés, des tentatives de déstabiliser» le chef de l'Etat. Jean-Louis Debré, en liaison directe avec l'...lysée, s'est saisi de la mise en détention de Michel Roussin pour dénoncer «les perquisitions en direct», «le secret de l'instruction violé délibérément», «la présomption d'innocence bafouée». «Il n'y a plus de justice», a-t-il accusé avant de se plaindre qu'«on choisisse la veille d'élections pour sortir des affaires». Le président du groupe RPR à l'Assemb




