Il est question de temps. «De temps qui manque, de temps qui presse, de contre-temps et de manque de temps», récitait hier Claude Bartolone. Le ministre délégué à la Ville prend le sien pour lancer son grand chantier: «le temps des villes». Objectif: régler le casse-tête qui oblige les citoyens à jongler entre leurs horaires de travail et les obligations quotidiennes (garde des enfants, courses, démarches administratives, transports) qui leur font perdre du temps. «Il faut harmoniser les horaires des uns et des autres. Mais il ne faut pas traiter ce dossier dans l'urgence, c'est un chantier de fond.» Pour le moins, puisqu'il concerne des ministères aussi divers que les Transports, le Travail, la Fonction publique et l'Education nationale. Et les Droits de la femme.
La secrétaire d'Etat Nicole Péry était au côté de Claude Bartolone pour annoncer ce projet. Elle a justifié sa présence: «80 % des tâches quotidiennes sont encore et toujours effectuées par les femmes. Et 80 % d'entre elles travaillent.» Elles sont en première ligne, «pour trouver une garde d'enfant à 6 heures du matin lorsqu'il y a un impondérable de travail, ou retirer un formulaire administratif à 18 heures». Alors, tout ce petit monde doit essayer de s'entendre. C'est Edmond Hervé, le député-maire PS de Rennes, qui est chargé de convaincre les interlocuteurs: administrations, transporteurs publiques, crèches et commerçants.
Chargé de mission par le ministère de la Ville, le premier élu de Rennes va commencer par




