Fête et exorcisme sous la «bulle» de Colonel-Fabien. Toutes les décennies, depuis 1920, le Parti communiste fête en grande pompe son an ni versaire. Samedi, il a choisi le ludi que, avec une soirée techno dans le bunker. Intitulée «Marx Attaque», cette fête était annoncée par une affiche représentant une soucoupe volante siglée d'une étoile rouge, au-dessus du siège du PCF. Des communistes extraterrestres, qui avaient déjà ouvert les portes du bâtiment construit par l'architecte brésilien Oscar Niemeyer, au couturier italien Prada pour une soirée happy few à la mi-octobre. «Nous avons voulu éviter l'autocélébration, s'est justifié Robert Hue, le piège de la démarche protocolaire.»
Pesanteurs. Dans le public, se côtoyaient des «nouveaux» communistes, des ex, revenus, et des historiques, tels Lise London, Henri Krasucki ou Madeleine Vincent. Cette célébration, selon les mots de Robert Hue, s'inscrit dans le droit fil du XXXe congrès de Martigues, en mars, qui a marqué «un pas décisif, fondateur d'avenir».
Puisque les communistes veulent regarder devant, il devenait plus facile au secrétaire national du PCF, élu en 1994, de revenir sur ces quatre-vingts ans d'histoire. Dégagé des pesanteurs des années Marchais, Robert Hue avait déjà con damné les crimes du stalinisme. Notamment fin 1997, lors de la sortie du Livre noir du communisme, mais sans aller jusqu'à rompre avec Lénine. Samedi, le mai re de Montigny-lès-Cormeilles (95) en a remis un coup, rappelant les «monstrueux aveuglem




