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Libération

Chirac distancé par Jospin.

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Il paie pour les affaires, sur lesquelles il n'a pas convaincu.

Publié le 10/01/2001 à 21h39

Jospin favori, Chirac challenger de la prochaine présidentielle, Le Pen troisième, très loin derrière ! Le début de millénaire sonne l'alerte pour le chef de l'Etat. A quinze mois de l'échéance, la situation du candidat présumé à sa réélection à l'Elysée se détériore fortement. Si le deuxième tour de l'élection avait lieu aujourd'hui, le Premier ministre l'emporterait par 54 % contre 46 %. Un séisme par rapport à la dernière livraison de l'indicateur présidentiel Libération-BFM-CSA (1) puisqu'en novembre Chirac devançait son concurrent de deux points (51 % contre 49 %).

En huit semaines, le président de la République a perdu cinq points d'intentions de vote au second tour et quatre au premier (23 % contre 27 %). Une chute d'une ampleur sans précédent après onze mois de course en tête. Il faut, en effet, remonter à janvier 2000 pour retrouver un Jospin vainqueur de Chirac (52 % contre 48 %).

Ce dernier se consolera donc en se disant que son Premier ministre alors n'avait pas tenu la distance. En mars, il perdait quatre points (48 % contre 52 %), affaibli par son caillassage à Bir Zeit, puis par la démission de son ministre de l'Economie Christian Sautter.

Ampleur. Mais consolation n'est pas raison. Car la dégringolade actuelle du chef de l'Etat est d'une autre ampleur et intervient surtout dans un contexte bien différent. Mis en cause personnellement par un ancien responsable du RPR (la cassette Méry), touché par l'incarcération et la mise en examen de son ancien collaborateur M

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