Depuis vingt ans maintenant, le PCF est confronté à un déclin électoral continu. Tout à sa «mutation», Robert Hue espère bien freiner la glissade lors du scrutin des 11 et 18 mars. Il sait que c'est une partie importante pour la survie communiste. Les socialistes ne sont pas les derniers à vouloir sauver le camarade. Robert Hue est du genre à renvoyer l'ascenseur: «Ce qui est notable, c'est que jamais, dans le passé, un accord PC-PS n'avait concerné autant de villes qu'aujourd'hui», s'est ré joui, le 18 janvier, le secrétaire national du PCF. Depuis belle lurette, l'influence du parti réside pour l'essentiel dans son implantation locale. C'est cet ancrage dans les communes qui lui permet de conserver une présence nationale.
Menaces. Pour ces munici pa les, l'affaire n'est pas mal engagée. Le PS a su se montrer conciliant. Les sortants, pour l'essentiel, sont reconduits. Mais il existe des exceptions, qui irritent au plus haut point Robert Hue. Celui-ci a d'ail leurs l'intention d'en parler en tête-à-tête avec Lionel Jospin avant la fin de la semaine. Les oreilles de Claude Bartolone devraient alors siffler. Car le ministre de la Ville, leader du PS en Seine-Saint-Denis joue, aux yeux de Hue, le mauvais élève de la classe plurielle. Le patron du PC l'accuse d'être à l'origine de «la situation de blocage» dans ce département, où, avec le Val-de-Marne, le parti compte le plus de municipalités. «Franchement, l'esprit de chapelle est lourdement préjudiciable à toutes les composant




