Strasbourg
de notre correspondante
Mercredi soir, réunion publique entre têtes de liste aux élections municipales à Strasbourg. En pleine assemblée (environ 200 personnes), Jean-Claude Petitdemange, 52 ans, traite Catherine Trautmann, 50 ans, d'«illettrée». Il explique que la maire (PS) de la ville n'avait pas sa place dans un gouvernement de la Républi que: «Erreur de casting», commente-t-il, reprenant la célébrissime réflexion de Claude Allègre. Il y a à peine plus de six mois, Jean-Claude Petitdemange était premier secrétaire de la fédération départementale du Parti socialiste du Bas-Rhin, adjoint aux finances de la mairie de Strasbourg, mem bre de la majorité municipale pendant onze ans. Aujourd'hui, il conduit une liste dissidente aux élections municipales, baptisée «Priorité à la vie quotidienne».
Lundi 5 février, dernier conseil municipal à Strasbourg avant les élections. Jean-Pierre Fréani intervient pour stigmatiser une «fin de règne»: «Vous êtes un peu comme le Racing-Club de Strasbourg (dernier au classement de D1, ndlr), vous avez un pied en deuxième division. Le Racing ne le mérite sans doute pas, lui», lance-t-il à Catherine Trautmann. Jean-Pierre Fréani, ex-PS, était encore il y a peu adjoint chargé de la circulation. Il figure aujourd'hui en 9e position sur la liste de Jean-Claude Petitdemange. Il y a aussi Aziz Meliani, qui râle parce qu'on lui a supprimé son bureau et son téléphone, après qu'il eut remis ses délégations d'adjoint à l'intégration; il menace, s'




