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Ve: pas de quartier pour Tiberi

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Son adversaire séguiniste ne ménage pas les critiques.

Publié le 20/02/2001 à 23h03

«Padam, padam, padam, en veux-tu, en voilà par paquets», entonne la chorale de la rue Mouffetard. Aux alentours, il y a les étals des fleuristes, la queue devant la boulangerie, l'église Saint-Médard qui libère ses fidèles. «J'ai grandi ici, le Ve c'est toute mon enfance. Je suis chez moi», assure Jean Tiberi devant les caméras. Refrain connu pour un dimanche presque ordinaire au bas de la Main Street de Tiberiland.

Pourtant, «on sent que l'empire se lézarde de tous côtés», souligne Lyne Cohen-Solal, éternelle challenger socialiste du roi Jean. Dans l'arrondissement symbole du RPR triomphant, c'est l'absence totale de visibilité du parti gaulliste qui frappe le plus. Ni Tiberi ni son adversaire séguiniste, Henri Guaino, «sans attache partisane», ne portent ses couleurs. Et les militants, dans leur grande majorité, se sont égayés dans la nature.

Pis, Philippe Séguin, en y parachutant l'ancien commissaire au plan Henri Guaino, est allé jusqu'au bout de sa stratégie de rupture avec l'héritage douteux du gaullisme municipal. Car ce candidat n'a rien de l'apparatchik prêt à transiger pour faire gagner son camp: «Je suis là au nom d'engagements clairs: fin du clientélisme, fin du système des partis. Si ces engagements n'étaient pas respectés, je retrouverais immédiatement mon entière liberté.» Et d'expliquer: «Je suis haut fonctionnaire et rien ne m'obligeait à me lancer, pour la première fois, dans l'arène politique. Rien, si ce n'est l'impératif catégorique de combattre la fractur

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