Vichy envoyé spécial
Vichy, ses hôtels, ses eaux, sa bonne bourgeoisie. C'est bizarrement là que Gilbert Collard a décidé d'entrer dans l'arène électorale, provoquant, comme à son habitude, une tempête. Il faut dire que l'avocat marseillais qui, naguère sur la Canebière, aimait à se définir comme l'«anti-Tapie» a changé son fusil d'épaule. «Je viens secouer le cocotier des cocottes politiques. Pour faire sortir enfin les tricheurs», écrit-il dans son journal de campagne. Voilà pour le ton. «Entre nous, excusez ma franchise: n'en avez-vous pas marre de la mare aux "canards" où s'ébrouent un maire [Claude Malhuret, DL] absent qui voudrait faire réélire son absence et un gentil député [Gérard Charasse, PRG], vrai baudet à mandats?» Voilà pour les cibles.
Pourquoi celui qui, en 1997, assurait au Midi libre: «Je veux bien courtiser la politique, mais pas coucher avec elle» est-il candidat à Vichy? «Cette ville est magnifique, j'y ai passé beaucoup de temps dans mon enfance. Mon épouse possède une maison juste à côté. Et ça me fait mal au coeur de voir Vichy décliner, avec son thermalisme et son patrimoine si mal mis en valeur. Cela n'a rien à voir avec la politique politicienne.»
Confusion. Et pourtant. Quand Gilbert Collard rend publique sa candidature, il y a près de deux ans, il se dit investi par Démocratie libérale (DL). Problème: le maire de Vichy, Claude Malhuret, est lui-même adhérent DL et membre de la direction nationale. Qu'à cela ne tienne, deux jours plus tard, l'avocat




