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Libération

Les communistes entre le déjà plus et le pas encore.

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Le PCF s'interroge ce week-end sur sa place au sein de la gauche plurielle et sa «mutation».

Publié le 31/03/2001 à 0h16

Entre les deux tours des municipales, Jean-Claude Gayssot, ministre des Transports, résumait le mal-être communiste: «Nous ne sommes pas encore ce que nous voulons ou prétendons être. On sait ce que nous ne sommes plus, nous n'arrivons pas à montrer ce que nous sommes.» Cette angoisse quasi métaphysique, les dirigeants communistes vont l'affronter ce week-end lors de leur conseil national.

Epouser le pouvoir. Pour résumer, c'est la place du PCF au sein de la gauche plurielle qui est en question. Non qu'il s'agisse de quitter le gouvernement ou la majorité; toute la stratégie «mutante» de Robert Hue repose sur l'obligation d'épouser les lieux de pouvoir, à tous les niveaux. Mais plutôt de mesurer les avantages (minces) et les inconvénients (importants) de la participation ministérielle. Lors du dernier collège exécutif, cette question est revenue au-devant de la scène. «Pourquoi ne sommes-nous pas identifiés comme offrant une alternative au libéralisme, au social-libéralisme et à la voie contestataire d'extrême gauche?» se sont interrogés de nombreux membres de l'instance dirigeante. Sur cette «question centrale», l'un d'eux a apporté un début de réponse: «Je ne vois pas très bien l'espace qui nous reste quand le PS occupe celui des institutions, les Verts "le sociétal", le MDC "le républicain" et l'extrême gauche "le radical".» Robert Hue, lui, a son verdict. «Le PCF ne peut pas être une sorte de relais "à double détente": en direction de Matignon, pour exposer les doléances

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