Ils s'étaient mis rapidement d'accord dans la foulée du premier tour pour signer le contrat de mariage. Hier, ils ont négocié jusqu'à la dernière minute pour publier les bans. A Paris, socialistes et Verts ont bataillé ferme à l'occasion de l'élection des maires d'arrondissement et surtout de leurs adjoints, deuxième étage de l'accord conclu entre les deux tours des municipales.
Le rendez-vous était fixé hier à 18 heures dans les 20 mairies d'arrondissement. Avertis dès ce week-end des aigreurs vertes, les socialistes les ont vérifiées dès potron-minet hier: dans le Parisien, Yves Contassot, le chef de file des écologistes, parle de «relations très tendues» entre le PS et les Verts. Il menace: «Dans plusieurs arrondissements gérés par la gauche, les Verts pourraient se ranger dans l'opposition» si le PS ne respecte pas l'accord d'entre-deux-tours. Il dresse la liste des endroits où les «barons» socialistes ne jouent pas le jeu: les IIe, IIIe, IXe, Xe, XVIIIe et XIXe. Sur RTL, il récidive et dénonce «la logique un peu hégémonique» de certains élus PS, tout en louant l'ouverture du maire de Paris qui «n'aura pas de trop de la matinée pour tout boucler». Denis Baupin, adjoint chargé des Transports, s'étonne que le PS ne respecte pas l'accord du 12 mars: «C'est une très mauvaise manière d'en gager la mandature.» En milieu de matinée, le porte-parole du PS Vincent Peillon, après s'être étonné «des états d'âme» au niveau national des écologistes après le séminaire gouvernemental (L




