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Libération

Delanoê redémarre la machine municipale.

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Il reprend en main les 40000 fonctionnaires parisiens.

Publié le 10/04/2001 à 0h26

Les Tiberi ont libéré dimanche leurs appartements de l'Hôtel de Ville. Après l'ambiance de guerre froide des premiers jours, la transition a pris un cours plus serein. «Je trouve que l'équipe sortante s'est comportée de façon tout à fait républicaine et courtoise», a déclaré le 2 avril sur RMC Christophe Caresche, adjoint à la sécurité et fidèle lieutenant de Bertrand Delanoë. L'équipe du nouveau maire veut tourner la page des bureaux squattés et des sortants qui ne sortaient pas (Libération du 2 avril). Priorité au boulot, c'est le refrain qu'entonne le choeur des nouveaux adjoints. D'ailleurs, les employés municipaux qui hantaient les couloirs, l'âme en peine, se sont comme évanouis. Les sacs de jute débordants de paperasses périmées ont été évacués des galeries, et les services généraux approvisionnent les bureaux en cartons et ramettes sur fond de bruits de perceuse: le câblage Internet arrive enfin.

«Vraiment ça bosse et ça bosse sérieusement», se félicite Bertrand Delanoë, les traits tirés. De toute façon, il n'y a pas le choix: le budget, près de 35 milliards de francs (5,34 milliards d'euros), laissé en plan à l'automne par une droite divisée, doit être bouclé pour le 23 avril et marquer d'emblée une vraie rupture politique. «Il me faut dans le même temps retrouver des fonctionnaires, des stylos, des dossiers, des ordinateurs et réfléchir à des lignes budgétaires», énumère Clémentine Autain, adjointe apparentée PC à la jeunesse, installée dans un bureau totalement vid

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