Economiste, Jacques Nikonoff est membre du collège exécutif du PCF.
Les communistes portent un jugement négatif sur les mesures annoncées jeudi par le gouvernement...
Apparemment, Lionel Jospin n'a pas du tout compris le message des électeurs. Ce qu'il propose est totalement insignifiant, en décalage total avec les attentes d'une partie de la population, tels les chômeurs et les précaires. Il y a une probabilité assez forte pour que la situation se dégrade et que la gauche perde les prochaines élections.
Selon vous, cette politique est-elle irrévocable?
Le choix fait par Lionel Jospin lors de la présentation du plan de baisse d'impôts de Laurent Fabius a été une erreur majeure. Ces mesures n'ont pas été favorables aux classes populaires, ni aux classes moyennes. C'était une série de mesures mal maîtrisées. Jospin aurait dû tirer la leçon: c'est la droite qui a gagné les élections, ce n'est pas la feuille d'impôt qui les a fait perdre à la gauche.
A vous écouter, rien ne peut donc changer?
C'est assez irrémédiable. Depuis 1983 et le tournant de la rigueur, nous sommes toujours dans la même logique: l'alignement sur une politique sociale-libérale. Rompre avec elle demanderait un effort considérable de la part de Lionel Jospin, même si je reconnais que ce n'est pas simple, pour des raisons techniques, politiques et européennes.
Quelles réponses les communistes peuvent-ils apporter?
Prenons un exemple: il faut revoir de fond en comble la législation sur les plans sociaux. C'est une ques




