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Libération

Sept hommes pour un fauteuil à Matignon.

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Publié le 08/06/2001 à 1h11

La question taraude Jacques Chirac. Elle est même lancinante à l'Elysée à un an de la présidentielle. Depuis plusieurs semaines, le chef de l'Etat s'interroge sur le nom de son futur Premier ministre en cas de victoire. S'il fait preuve d'un optimisme mesuré sur l'issue de son duel ­ «face à Jospin, j'ai une chance sur deux», répète-t-il ­, il est pessimiste sur l'équipe ministérielle avec laquelle il compte entamer son quinquennat. Face à ses interlocuteurs, il ne cache plus ses doutes. La droite? Elle n'a pas su profiter de sa cure d'opposition pour se renouveler. La «génération terrain» issue des dernières municipales? «20 % et encore pourraient faire des secrétaires d'Etat», constate-t-il en passant en revue le spectre RPR-UDF-DL.

Quand il se penche sur Matignon, c'est le noir le plus total. Des premiers ministrables? «Il n'y en a pas plus de la moitié des doigts d'une main», répète-t-il en testant ses visiteurs. Autant dire deux, trois au maximum. Ce que résume Alain Juppé d'un euphémisme: «Il n'y a certes pas l'embarras du choix.» Alors que beaucoup briguent ce poste. L'un d'eux, sur la réserve, affirme: «Il faut être prudent. Il n'est pas bon de donner le sentiment que la victoire est acquise, de vouloir imposer un pronostic aux Français. La modestie est la condition sine qua non du succès.» Revue des troupes.

Alain Juppé. Il a donné. Et tiré un trait sur Matignon. Il sera aux avant-postes de la campagne présidentielle. Principal animateur d'Alternance 2002, il regrette

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