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Le PCF fait monter la pression

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La loi de modernisation sociale examinée demain.

Publié le 11/06/2001 à 1h12

Les communistes n'ont pas l'intention de se rendre sans combattre. Hier, ils ont encore fait assaut de déclarations hostiles aux dernières propositions des socialistes pour compléter le volet «licenciement» du projet de loi de modernisation sociale, réexaminé demain à l'Assemblée, et mis au vote mercredi. La pression est montée d'un cran. «Mièvrerie époustouflante», pour Alain Bocquet, patron des députés PCF, qui se charge du dossier. «Cela ne correspond absolument pas à ce qu'il convient de mettre en oeuvre», a renchéri Robert Hue sur RTL.

Après en avoir discuté ensemble, le secrétaire national du PCF et le président du groupe parlementaire doivent donner leur réponse au gouvernement avant midi. Sans doute «niet». Ecrits par le rapporteur (PS) du projet, Gérard Terrier, les deux amendements qu'Alain Bocquet a découverts hier matin «ne vont pas du tout». Le premier, qui donne une nouvelle définition du licenciement économique, évoque «la réorganisation de l'entreprise». Selon Alain Bocquet, il «laisse le patron maître du jeu». Le second permet à «un médiateur» d'intervenir dans le dialogue entre partenaires à l'occasion d'un plan social. «C'est assez flou. Il n'y a pas de droit de contestation du comité d'entreprise», proteste Bocquet. «Si cela reste comme ça, les mêmes causes produiront les mêmes effets», proteste le patron des élus PCF. Comme ils l'avaient assuré, avant que Lionel Jospin reporte le vote solennel de quinze jours, les communistes brandissent encore la menace

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