Un punching-ball pour affûter leurs coups, un champion pour gagner le combat futur: deux absents ont animé le conseil national du PS réuni samedi, dans un hôtel parisien, pour plancher sur les propositions socialistes en matière de démocratie sociale, locale et institutionnelle. Le premier, Jacques Chirac, a été l'objet de tous les assauts, tandis que le spectre de la campagne présidentielle du second, Lionel Jospin, a plané sur la portée des promesses du PS.
Pour l'occasion, Martine Aubry, aphone depuis plusieurs mois (Libération du 30 juin), a retrouvé la voix. Opposant les «convictions» et «l'idéal» du projet dont elle a la charge au «petit manuel de l'opportunisme en campagne» brandi par le chef de l'Etat, elle a lancé: «Nous ne sommes pas, contrairement à la droite, l'oeil rivé sur les sondages d'opinion, le nez reniflant la moindre mode nouvelle, l'ensemble des sens concentrés sur un seul et unique objectif: garder coûte que coûte le pouvoir!» Et la maire de Lille de fustiger «ceux» qui, «à force de dénoncer [...] et de ne rien faire, creusent entre la classe politique et les Français une fracture politique et démocratique dangereuse». Un angle d'attaque repris par François Hollande: «Jacques Chirac est le champion incontesté des voeux pieux. Il est d'accord avec qui lui parle et promet des réformes à crédit... mais, en termes de facturation, je ne serai pas exigeant», allusion au paiement en liquide des escapades aériennes de l'ancien maire de Paris.
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