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Libération

L'après-râclée municipale

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Quatre ministres en quête de rebond législatif.

Publié le 12/07/2001 à 0h03

Aux municipales des 11 et 18 mars, ils ont été battus. Comment ces ministres ont-ils traversé ces semaines et comment comptent-ils rebondir ?

Jack Lang ou l'amoureux éconduit. Quand l'ancien ministre de la Culture se sent inutile, il va voir François Hollande. Il lui avait déjà fait part de son espoir d'entrer au gouvernement en mars 2000, quelques jours avant d'y être appelé par Lionel Jospin. Cette fois, Jack Lang a sollicité une audience pour évoquer son avenir aux législatives. Problème : le patron du PS n'a rien à lui proposer. Sévèrement battu en mars à Blois, Lang s'est mis à rêver d'un nouveau débarquement à Paris pour échapper à une défaite législative dans le Loir-et-Cher. Après l'épisode de sa candidature avortée aux municipales dans la capitale, l'éventualité de son retour a déclenché une franche hostilité, teintée d'hilarité, dans les rangs du PS parisien. «Il faut avouer que ce serait gaguesque...», commente l'un de ses anciens soutiens.

Lang a tâté le terrain dans la première circonscription, qui regroupe les quatre arrondissements du centre de Paris, et dans celles du XIVe et du XIIe. Mais les deux premières ont déjà leurs prétendants, les nouveaux maires PS fabiusiens des IVe et XIVe, Dominique Bertinotti et Pierre Castagnou, et la troisième devrait être réservée à une femme. Résultat, Lang est apparu deux fois à Blois ces dernières semaines. «Il conserve deux fers au feu», commente un proche. Le hic, c'est qu'à Blois non plus Lang n'est pas attendu comme le m

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