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Libération

Le «pschitt» de Chirac regonfle ses opposants.

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Concert de critiques chez les socialistes et les libéraux après l'intervention du Président.

Publié le 17/07/2001 à 0h06

Pschitt! Le 14 juillet, Jacques Chirac a tenté de dégonfler son affaire de billets d'avion payés en liquide en sulfatant tous azimuts la politique du gouvernement. Pschitt, pschitt, quelques heures plus tard, les ministres ont sorti les atomiseurs pour chasser les incohérences du discours présidentiel en encensant leur bilan. Il ne faut «pas confondre le 14 juillet avec un meeting électoral», a observé hier Laurent Fabius en visite à Saint-Germer-de-Fly (Oise).

«Attendre 2002». De son côté, François Hollande s'est employé à pulvériser le chef de l'Etat. «Le Président a évoqué, à juste titre, en matière de lutte contre l'insécurité, le principe de la tolérance zéro. Il vaut aussi au plus haut sommet de l'Etat», observe le patron des socialistes dans le Monde. Interrogé sur le refus de Chirac de réformer le statut pénal du Président, il indique ne pas comprendre: «D'un côté, sur les fonds spéciaux, il faut régler le problème dès à présent, et, pour le statut pénal du chef de l'Etat, mieux vaudrait créer une commission et surtout attendre 2002.»

Abordant la question des voyages privés de l'ancien maire de Paris entre 1992 et 1995, Hollande note: «Les Français auront été surpris d'apprendre que les indemnités tirées des fonds secrets pouvaient servir quatre ans après comme moyen de paiement, que les reliquats des gestions antérieures pouvaient, quatre ou cinq ans après le départ de Matignon, être utilisés pour remercier des collaborateurs fidèles. Ils n'auront rien su du montant e

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