C'est à un homme droit que les Marseillais des quartiers populaires ont rendu hommage hier. Guy Hermier, maire communiste des XVe et XVIe arrondissements de Marseille, décédé samedi à l'âge de 61 ans, a été salué par quelque 3 000 personnes avant d'être incinéré dans l'intimité.
Présentant les condoléances de Lionel Jospin, Jean-Luc Mélenchon, ministre (PS) à l'Enseignement professionnel, a évoqué, en la personne du député communiste, un «homme assez grand pour appartenir à la patrie elle-même». A ses côtés, Marie-George Buffet, ministre (PCF) de la Jeunesse et des Sports, Michel Duffour, secrétaire d'Etat (PCF) au Patrimoine, et Robert Hue, qui a fait l'éloge de «l'homme de coeur, de courage et de conviction». Le secrétaire national du PCF a rappelé l'action politique du refondateur Guy Hermier qui «dut lutter pour faire respecter sa différence. Ce ne fut pas toujours facile. Je sais ce que furent les affrontements des années 80 dans la direction du PCF, durement secoué». «Il a contribué au processus de mutation du PCF, vers un communisme du XXIe siècle», a-t-il ajouté.
Très ému, son ami de longue date, Jack Ralite, maire d'Aubervilliers, s'est effondré en larmes après avoir lancé: «Il travaillait à créer du levain politique.» De nombreuses personnalités, de gauche et de droite, ont rendu hommage à Guy Hermier depuis dimanche. Le Premier ministre a assuré que «la gauche (a perdu) un compagnon de toutes luttes». Un de ses vieux compagnons, Patrick Braouezec, maire (PCF) de Sai




