Lionel Jospin s'est spécialisé dans l'inversion des calendriers. Après l'ordre des échéances électorales de 2002, le Premier ministre a interverti celui de sa rentrée, en s'exprimant dès mardi à la télévision. Pour la première fois depuis 1997, il n'a pas réservé la primeur de ses déclarations à ses camarades socialistes. L'université d'été du PS qui s'ouvre aujourd'hui à La Rochelle lui servira donc d'oral de rattrapage. Lionel Jospin clôturera dimanche trois jours de travaux consacrés au chapitre vie quotidienne (sécurité, santé, éducation, etc.) du projet du PS pour 2002. Il devrait aborder les sujets oubliés lors de son passage à TF1 comme les vagues de licenciements, les plans de reclassement des entreprises publiques et l'état de la gauche plurielle. Selon l'un de ses proches, Lionel Jospin pourrait aussi se montrer «plus polémique avec la droite» et critiquer l'attitude d'«opposant en campagne» de Jacques Chirac. Soucieux de conserver le plus longtemps possible sa posture de chef du gouvernement, Lionel Jospin laissera le patron du PS, François Hollande, mettre ses troupes en ordre de bataille pour l'élection présidentielle. Celui-ci rappellera donc «les règles du jeu» d'une gauche plurielle secouée par ses tiraillements internes. Il invitera Verts et communistes à «ne pas dévaloriser le bilan commun de la majorité» et exhortera Jean-Pierre Chevènement à ne pas se tromper de camp. Bilan, projet, choix des candidats aux législatives, le PS lance sa «campagne de parti»,
Retrouvailles socialistesà La Rochelle.
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ParRenaud DELY
Publié le 31/08/2001 à 0h31
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