Les plus courtes sont les meilleures. Après les avoir fait rigoler tout l'été, les bourdes d'Alain Lipietz commencent à affoler les socialistes. Une crainte les taraude: si le candidat vert s'écroule au soir du premier tour de l'élection présidentielle, où Lionel Jospin trouvera-t-il les réserves suffisantes pour l'emporter quinze jours plus tard? Le cauchemar socialiste se double d'une seconde inquiétude, moins aiguë: si une virulente campagne antigouvernementale de Jean-Pierre Chevènement lui octroie une belle performance (lire page 13), ses voix retourneront-elles au bercail de la gauche plurielle au second tour?
«Nous ne sommes pas indifférents au score de notre candidat, résume le député (PS) de Paris, Jean-Christophe Cambadelis, mais nous souhaitons que chacun de nos partenaires de la gauche plurielle fasse une bonne performance dans le champ qui est le sien. Il faut que le total gauche du premier tour permette le succès au second.» Bref, qu'il enclenche ce que le premier secrétaire du PS, François Hollande, appelle une «dynamique de victoire». «Les Verts doivent apporter quelque chose à la cause commune», confirme le porte-parole du PS, Vincent Peillon selon lequel les embardées d'Alain Lipietz commencent à être dangereuses. «Non seulement un gars qui fait 3 % n'apporte aucune dynamique, mais au lieu d'une addition, il peut provoquer une soustraction. A force de blesser les gens avec des positions à l'emporte-pièce, il peut plomber notre candidat s'il s'affiche à ses c




