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Interview

«Ce ne doit pas être un voeu pieux»

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Publié le 06/09/2001 à 0h44

Vincent Peillon, porte-parole du PS, explicite le ralliement de Lionel Jospin et des socialistes à la taxe Tobin.

Les socialistes redécouvrent la taxe Tobin. C'est «l'effet Gênes»?

Lionel Jospin a été le premier à l'évoquer en 1995. S'il n'en a pas fait un symbole de son action depuis 1997, c'est parce qu'il n'y avait pas de consensus en sa faveur dans les instances internationales. Si l'on voulait avancer dans le sens de la régulation, il valait mieux être pragmatique. La France a préféré faire annuler l'Accord multilatéral sur l'investissement ou contraindre l'Europe à se préoccuper de la croissance et de l'emploi.

Quelle doit être la position de Laurent Fabius à Liège?

La question d'une taxation des transactions financières doit être soutenue par la France dans les instances internationales. Mais il ne faut pas que cette taxe soit un voeu pieux ou masque les autres enjeux de la régulation. Nous devons convaincre nos partenaires de la nécessité d'une taxe, mais aussi de tout ce qui doit favoriser une meilleure gouvernance mondiale: la création d'une autorité environnementale ou la redéfinition des règles de l'OMC et du fonctionnement des instances financières internationales.

Et si des députés présentent à nouveau des amendements instaurant la taxe Tobin, lors de la discussion budgétaire?

Ce n'est pas un bon usage du Parlement que de lui faire voter des principes dont on sait qu'ils ne peuvent pas se traduire dans la réalité. Le Parlement est un lieu de décision politique et pas

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