Un répit judiciaire qui tombe à point à huit mois de la présidentielle. L'Elysée s'est gardé de commenter, hier, l'annulation, mardi, de la convocation de Jacques Chirac et le dessaisissement du juge Eric Halphen dans l'affaire des HLM de Paris. Mais le RPR a continué à l'applaudir. François Fillon, président de la région Pays de la Loire, a estimé que la décision de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris «est une preuve supplémentaire du caractère partial, du caractère inique de cette instruction qui n'avait qu'un seul objectif: détruire un homme à la veille d'une échéance politique capitale pour notre pays». François Bayrou, prochain candidat de l'UDF à la présidentielle, s'est lui montré moins enthousiaste et s'est contenté d'estimer, sur France 2, que cela permettra à la campagne à venir d'être «moins polluée par les affaires».
De son côté, le porte-parole du PS, Vincent Peillon, a qualifié de «péripétie de procédure» l'annulation de la convocation de Jacques Chirac, soulignant sur BFM qu'«on ne pourra pas faire en sorte que la cassette Méry n'existe pas». Eric Halphen fait «honneur à la justice de notre pays», a commenté, pour sa part, le député PS Arnaud Montebourg. «La haute hiérarchie judiciaire s'honorerait à montrer la même indépendance d'esprit que celle dont il a fait preuve avec constance», a-t-il déclaré dans les couloirs de l'Assemblée. Montebourg a par ailleurs annoncé avoir reçu de nouvelles signatures de députés à sa proposition de résolutio




