Ils ont au moins l'air d'accord sur un point: il faut faire vite. Pour le reste, la con clusion d'un accord Verts/PS pour les législatives de 2002 promet d'être ardue. Socialistes et écologistes se retrouvent ce matin au siège du PS pour le premier round d'une négociation que chacun des partenaires espère conclure avant la fin de l'année.
«Inacceptable». Histoire de mettre un peu d'ambiance, les Verts ont laissé filtrer il y a quinze jours dans la presse une liste de 139 circonscriptions sur lesquelles ils ont des visées. «Inacceptable», a tranché François Hollande. Les écologistes mettront aujourd'hui sur la table un chiffre plus modeste. C'est dans 70 circonscriptions qu'ils revendiqueront l'investiture commune: leurs 7 sièges sortants, 12 abandonnés par des PS qui ne se représenteraient pas, 21 conquêtes probables sur la droite et 30 jugées possibles. A l'arrivée, ils veulent 28 élus à l'Assemblée nationale. «L'objectif de 25 et même de 20 députés me semble très, très difficile à atteindre», réplique Bruno Le Roux, chargé des élections au PS. En gage de bonne volonté, le PS assure vouloir leur offrir une représentation équivalente à celle qu'ils auraient pu espérer si leur souhait d'introduire une dose de proportionnelle dans le scrutin législatif avait été exaucé, soit une quinzaine de députés. Pas suffisant pour constituer un groupe à l'Assemblée (20 élus). Réponse de Jean-Luc Bennahmias, ex-secrétaire national des Verts: «En 1997, le PS nous soutenait dans 29 circonscri




