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Libération

Le PS se réjouit en silence.

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Lipietz menaçait de plomber Jospin.

Publié le 27/09/2001 à 0h56

Les grands bonheurs sont parfois silencieux. De Matignon au siège du parti socialiste, de Lionel Jospin à François Hollande, la consigne est respectée: motus et bouche cousue. Officiellement, les socialistes n'ont «pas d'avis» sur le choix du candidat Vert à l'élection présidentielle. «Pas d'avis»... mais un sacré soulagement à l'idée qu'Alain Lipietz soit évincé.

Car si les socialistes se partagent entre partisans de Noël Mamère et supporters de Dominique Voynet, un sentiment les unit: le «TSL», «Tout sauf Lipietz». Au point que certains écologistes ont soupçonné le PS d'avoir ordonné à ses élus de lui refuser tout parrainage. Les socialistes s'en défendent. Lors des journées de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains (FNESER) réunies fin août à La Rochelle, la direction du PS a simplement donné consigne à ses élus de réserver leurs signatures pour le seul candidat socialiste. «Cette décision a peut-être asséché le matelas de signatures de Lipietz, mais il n'était pas visé», assure un responsable du PS.

N'empêche qu'avec ses gaffes à répétition et des intentions de vote qui plafonnent à 3%, Alain Lipietz menaçait de plomber Lionel Jospin, en le privant de réserves de voix nécessaires à la victoire, et en «laissant passer l'écologie à droite», selon l'expression d'un responsable socialiste.

Jugeant son retrait comme acquis, les socialistes soupèsent les qualités de ses successeurs potentiels au trébuchet de leurs intérêts. Nombre de jospinistes penchent pou

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