Ce n'est pas tout à fait un vote qu'on pratiquait dans feu l'Union soviétique. Mais c'est un joli succès pour Robert Hue. Avec 46 427 voix communistes (77,41 % des suffrages exprimés, soit un tiers des adhérents), le secrétaire national a, sans surprise, été désigné pour représenter le PCF à la présidentielle, la deuxième fois depuis le scrutin de 1995.
Il devance largement ses sept opposants, dont le député de la Somme Maxime Gremetz (15,27 %) en deuxième position. Autre motif de satisfaction pour le député-maire de Montigny-lès-Cormeilles (Val-d'Oise): la participation à ce scrutin interne, ouvert le 1er octobre et clos samedi, atteint 46,08 %. Sur 138 756 adhérents revendiqués au 6 octobre, 63 941 ont voté.
De fait, les précédents votes en 1999, avant le congrès de Martigues, ou en 1997 sur la participation du PCF au gouvernement avaient suscité moins de réflexes civiques dans les rangs communistes. Robert Hue, qui sera officiellement investi à la fin du mois, lors du XXXIe congrès, à La Défense, s'est dit hier «heureux et fier» de sa désignation. Pas ses adversaires. Maxime Gremetz a contesté un «plébiscite à la soviétique», un autre postulant malchanceux critiquant «une fausse consultation et un vrai référendum bonapartiste».
Pugnacité. L'heureux élu n'en a que faire. Dès le début de l'année 2001, il voulait concourir. Pour être candidat à l'Elysée, «il faut mouiller sa chemise. Et... sachez que je ne manque pas de courage», expliquait-il le 18 janvier. Malgré un piètr




