Le dessein est ambitieux... et les obstacles nombreux. Le PS veut présenter 40 % de femmes lors des élections législatives de l'année prochaine. Un défi qui relève du casse-tête lorsque les anciens s'accrochent, que les partenaires réclament leur quote-part et que des ministres en déshérence cherchent à se recaser. «Hollande a fixé un but inatteignable, il déconne complètement», tranche un dirigeant socialiste. Pour trancher lors d'un bureau national le 13Ênovembre, le PS dispose d'une liste de propositions de ses fédérations encore incomplète. En face, dans la colonne «objectif», la direction affiche fièrement le chiffre de 220 investitures féminines, soit 55 de plus qu'en 1997. Un quota femmes à défalquer de 512 circonscriptions, les 65 autres étant promises aux alliés du PS.
Pour remplir son contrat, Michèle Sabban, secrétaire nationale chargée des femmes, a énoncé un principe dès le congrès de Grenoble, en novembre 2000 : tout député sortant qui ne se représente pas sera remplacé par une femme.
Départs. Un généreux précepte d'ores et déjà battu en brèche. D'abord parce qu'à l'époque le PS avait recensé une quinzaine de départs volontaires. Depuis, le nombre a fondu : Jean-Louis Bianco (Alpes-de-Haute-Provence), Jean-Claude Beauchaud (Charente) et Jean-Pierre Braine (Oise) se sont ravisés. D'autres grands anciens sont décidés à s'accrocher, comme Louis Mexandeau (Calvados), élu depuis 1973 et décidé à repartir pour un tour à 70 ans, voire Edmond Hervé (Ille-et-Vilaine) qui




