Menu
Libération

L'Europe fait le plein à l'Assemblée

Réservé aux abonnés

Publié le 09/11/2001 à 1h34

Désertés par les députés, les bancs du Palais-Bourbon ont été investis hier matin par quelque 350 citoyens, pour clore deux jours d'«assises sur l'avenir de l'Europe». Raymond Forni, le président de l'Assemblée nationale, n'a pas caché son «bonheur» d'avoir devant lui, «pour la première fois, un hémicycle aussi plein et aussi tranquille». Point d'orgue du «grand débat citoyen» sur l'Europe voulu par l'Elysée et Matignon après le sommet de Nice, ces échanges auront-ils permis à la société civile de «se réapproprier le projet européen», selon le souhait du ministre des Affaires européennes Pierre Moscovici? Comme l'a regretté au micro un chercheur à Sciences-Po, la démocratisation du débat laisse encore à désirer, avec un public recruté dans le «milieu fermé» des enseignants, des étudiants, des ambassadeurs et des dirigeants d'associations pro-européennes. «Quand on regarde le niveau de connaissance des gens sur l'Europe, c'est la Bérézina», s'est affolée une militante du Mouvement européen. Convaincu que, «con trairement à ce qu'on dit, l'Europe intéresse les Français», Pierre Moscovici tire pourtant un bilan positif d'un débat qui, au total, aura attiré «25 000 à 30 000 personnes» dans les forums organisés dans toutes les régions à partir de juillet. Le rapport de synthèse de ces forums doit être remis le 19 novembre à Jacques Chirac et Lionel Jospin, pour que les deux têtes de l'exécutif connaissent les attentes des Français avant le prochain sommet des Quinze, à la mi-déce

Dans la même rubrique