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Le PS affirme avoir respecté la «parole donnée».

Publié le 12/11/2001 à 1h35

Contrat rempli, mais peut encore mieux faire, mérite donc de passer en classe supérieure pour le démontrer: c'est en substance le verdict du bilan Jospin... vu par ses camarades socialistes. «Tout n'a peut-être pas été réussi, même si de nombreuses avancées ont été accomplies, mais, au moins, avons-nous respecté la parole donnée», écrit le PS en introduction d'une brochure très colorée, fourmillant de graphiques, photos, et dessins. Illustrant le mot d'ordre de Lionel Jospin, «dire ce que l'on fait, faire ce qu'on a dit», le magazine du PS ne cesse de comparer l'oeuvre de la gauche à celle accomplie par la droite, rappelée au souvenir des électeurs au détour de nombreux encadrés chiffrés. «Nous pouvons au moins dire que ce que nous avions dit, nous l'avons fait», ressasse François Hollande en dressant le procès du gouvernement Juppé: «Nous n'avons pas changé de politique au lendemain des élections. Nous n'avons pas renoncé au premier coup de vent. Nous n'avons pas usé du pouvoir comme d'une chasse gardée.»

«Effet 35 heures». Avec le patron du groupe PS à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault, et Martine Aubry, chargée du projet, Hollande est l'un des trois seuls hiérarques socialistes à avoir la parole dans un document qui ne cite pas un seul ministre ou ex-ministre du gouvernement Jospin. Un «choix délibéré» du PS qui craignait de froisser la susceptibilité de tel ou tel en l'oubliant. Finie la «dream team» d'antan, place donc à un gouvernement d'anonymes dont le PS exalte l'oeuvre

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