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Libération

L'Elysée, flingueur trop efficace.

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La faiblesse de Bayrou est devenue un handicap pour Chirac.

Publié le 28/11/2001 à 1h45

Tel est pris qui croyait prendre. A force de vouloir jouer aux Sioux, les stratèges de l'Elysée commencent à avoir chaud au scalp. L'absence d'un challenger à droite aux côtés de Jacques Chirac inquiète. Avec les 4-5 % de François Bayrou et d'Alain Madelin et les 3 % de Charles Pasqua, le chef de l'Etat ne dispose pas d'assez de réserves pour le second tour. Du coup, les conseillers du Président en viennent à espérer que leurs rivaux reprennent des forces. Habituellement assassin, Patrick Devedjian, conseiller politique du RPR, s'attendrit devant la situation de Bayrou en l'invitant à ne pas se «décourager». «Les centristes sont une famille politique traditionnelle qui a sa place dans la compétition», a-t-il expliqué début novembre. Depuis, la situation ne s'est pas arrangée.

Aspirateur. Au départ, l'homme à abattre, c'était Bayrou. Fort de ses 9, 3 % aux européennes, le président de l'UDF prétendait faire la peau au chef de l'Etat en l'épinglant sur les «affaires». Les proches de Jacques Chirac l'imaginaient à 10, 12, voire 15 %, capable de dicter ses conditions mais incapable de gérer à bon escient son stock de voix au second tour. Tout a donc été fait pour le laminer. D'abord en cajolant ses ennemis, Philippe Douste-Blazy, le patron des députés centristes, en tête. Ensuite en lançant l'Union en mouvement, aspirateur à élus centristes pour promouvoir la candidature Chirac en 2002 et dont l'un des buts est la liquidation de l'UDF. Le résultat s'est révélé tellement payant qu

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