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Libération

Face à un PS dépensier, Fabius montre les dents.

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Il désapprouve les orientations fiscales du programme.

Publié le 30/11/2001 à 1h47

Officiellement, tous les socialistes, fabiusiens com pris, se sont rangés sans problème derrière le nouveau projet économique du PS présenté mardi soir par Martine Aubry lors du bureau national du PS. Ce texte-programme pour les échéances électorales de 2002 rompt pourtant avec la politique fiscale conduite par Laurent Fabius depuis deux ans, en minimisant les baisses d'impôt pour valoriser «l'investissement public et les dépenses de solidarité [...] au service de la stratégie de croissance et d'emploi».

Mécontentement. En coulisses, le ministre de l'Economie remâchait son irritation. Il l'a laissée percer hier dans le cadre d'un colloque sur l'épargne salariale réuni à l'Automobile Club, à Paris. Remaniant son intervention au dernier moment, il est sorti de son sujet pour défendre son oeuvre: «Nous avons su décider et appliquer des baisses d'impôt. J'ai parfois le sentiment qu'une partie de la classe politique, à la différence des Français eux-mêmes, a du mal à admettre que ce n'est pas en augmentant sans cesse les dépenses publiques qu'on encouragera le mieux le plein emploi [...] et qu'il faut savoir aussi contenir les déficits et limiter les impôts et les charges.»

Lundi, il avait déjà fait part de son mécontentement par cour rier à François Hollande. Dans une lettre manuscrite, Laurent Fabius alertait le premier secrétaire du PS sur les contradictions entre l'action du gouvernement et les orientations des socialistes en matière de «finances publiques». Il y explicitait l'

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