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Le PRG enquiquine radicalement jospin

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Le parti décide ce week-end s'il présente un candidat.

Publié le 01/12/2001 à 1h49

Et de cinq? Si la convention du Parti radical de gauche (PRG) investit ce samedi la députée de Guyane, Christiane Taubira, la gauche plurielle se retrouvera avec un cinquième candidat à l'élection présidentielle. Une perspective qui inquiète Lionel Jospin, ennuyé de voir l'unité de sa majorité s'effriter un peu plus à l'approche du scrutin. Le Premier ministre s'est donc mêlé en personne du casse-tête radical. Toute la semaine, il a multiplié entrevues et attentions pour tenter de prévenir une échappée solitaire du PRG vers l'Elysée. Mardi, il recevait à Matignon son président, Jean-Michel Baylet, qui a mis sur orbite depuis quelques semaines la candidature Taubira.

Vendredi matin, ce fut au tour de Roger-Gérard Schwartzenberg, ministre PRG de la Recherche, qui conteste l'idée d'une candidature du parti, d'avoir droit à une audience. Aux deux, Lionel Jospin a tenu le même langage. Il a plaidé pour une «candidature commune PS-PRG» au premier tour, façon diplomatique de réclamer leur soutien aux radicaux de gauche. En contrepartie, Lionel Jospin a promis au PRG de l'associer à la confection de son projet et de l'intégrer dans son comité de campagne.

Sondages. Si le chef du gouvernement s'agace des velléités indépendantistes radicales, c'est qu'il a jeté un coup d'oeil aux sondages. Estimé aujourd'hui aux alentours de 22 % au premier tour, Lionel Jospin risquerait d'atteindre avec peine la barre des 20 % si un prétendant radical supplémentaire venait lui mordiller les mollets. Ra

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