Et de cinq? Si la convention du Parti radical de gauche (PRG) investit ce samedi la députée de Guyane, Christiane Taubira, la gauche plurielle se retrouvera avec un cinquième candidat à l'élection présidentielle. Une perspective qui inquiète Lionel Jospin, ennuyé de voir l'unité de sa majorité s'effriter un peu plus à l'approche du scrutin. Le Premier ministre s'est donc mêlé en personne du casse-tête radical. Toute la semaine, il a multiplié entrevues et attentions pour tenter de prévenir une échappée solitaire du PRG vers l'Elysée. Mardi, il recevait à Matignon son président, Jean-Michel Baylet, qui a mis sur orbite depuis quelques semaines la candidature Taubira.
Vendredi matin, ce fut au tour de Roger-Gérard Schwartzenberg, ministre PRG de la Recherche, qui conteste l'idée d'une candidature du parti, d'avoir droit à une audience. Aux deux, Lionel Jospin a tenu le même langage. Il a plaidé pour une «candidature commune PS-PRG» au premier tour, façon diplomatique de réclamer leur soutien aux radicaux de gauche. En contrepartie, Lionel Jospin a promis au PRG de l'associer à la confection de son projet et de l'intégrer dans son comité de campagne.
Sondages. Si le chef du gouvernement s'agace des velléités indépendantistes radicales, c'est qu'il a jeté un coup d'oeil aux sondages. Estimé aujourd'hui aux alentours de 22 % au premier tour, Lionel Jospin risquerait d'atteindre avec peine la barre des 20 % si un prétendant radical supplémentaire venait lui mordiller les mollets. Ra




