A partir de dorénavant, ce sera comme d'habitude. Comme d'habitude, après avoir fait monter la pression, les députés communistes ont décidé, sagement, de s'incliner et d'éviter une crise à la majorité. Comme chaque année depuis 1997, ils sont entrés en ébullition à l'approche du vote du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). Comme chaque année, ils ont menacé de s'y opposer et fait durer le suspense jusqu'aux ultimes heures. Et, hier soir, une majorité d'entre eux a choisi l'abstention. Comme d'habitude. Le texte a donc définitivement été adopté par 271 voix contre 255.
Cette année, comme en 1999, Lionel Jospin a dû payer de sa personne. Lundi soir, il a prié («convoqué», disent certains communistes) la nouvelle secrétaire nationale du PCF, Marie-George Buffet dans son bureau de Matignon pour lui rappeler les règles qui régissent le fonctionnement de la majorité. En substance: «Le vote du budget de la Sécurité sociale, comme le vote du budget de l'Etat fait partie du contrat majoritaire. Si vous votez contre, je démissionne.»
Irréductibles. Le message a été reçu 5 sur 5, hier matin, par le groupe communiste, réuni en l'absence de Robert Hue. Résumé par le patron des députés du PCF, Alain Bocquet, cela donne: «Nous avons toute raison de voter contre le texte, mais c'est une question politique: va-t-on ouvrir une crise politique à six mois de la présidentielle et des législatives?» «Quelle crise?», interrogent plusieurs élus. «Lionel Jospin a vu Marie-Georg




