Un succès hivernal inattendu ne fait pas le bonheur électoral printanier. Mais il contribue à redonner le moral à des socialistes inquiets de voir la cote élyséenne de Lionel Jospin flancher dans les sondages. En clôturant dimanche une série de 17 élections cantonales partielles qui se sont déroulées depuis la rentrée de septembre, la victoire du PS à Nice (lire ci-dessous) a redoré le blason de la gauche. A moins de cinq mois du premier tour de l'élection présidentielle, dresser l'état des forces en présence lors de cette série de scrutins se révèle instructif.
Deux cantons conquis, Nice-1 (Alpes-Maritimes) et Châteauneuf-en-Thymerais (Eure-et-Loir), pour un seul perdu, Desvres (Pas-de-Calais), toujours pas de trace d'un rejet significatif du gouvernement dans les urnes, un bon niveau pour la majorité plurielle et un PCF qui résiste bien, voilà qui ressemble pour la gauche à un bilan globalement positif.
D'autant qu'elle n'a raté le canton de Voiron (Isère)que de 28 voix, et qu'elle est bien placée pour décrocher le siège de Pionsat (Puy-de-Dôme), où le prétendant PS est arrivé dimanche nettement en tête du premier tour avec 42,23 % des suffrages.
Abstention. Optimiste pour la majorité plurielle, cet état des lieux doit être nuancé. D'abord en raison d'un taux d'abstention colossal: il a atteint 69,8 % à Nice, 64,14 % à Saint-Pierre-des-Corps (Indre-et-Loire), 66,03 % à Rouvroy (Pas-de-Calais) ou encore 65,73 % à Andrésy (Yvelines). Difficile de tirer des enseignements précis




