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Libération

Séguin refuse de voir la droite en mouvement.

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Chirac réaffirme sa volonté d'un parti unique du Président.

Publié le 13/12/2001 à 1h56

Le RPR fête son 25e anniversaire, dimanche. Il a suffi, hier, d'un tour de table à Jacques Chirac, son fondateur, pour l'enterrer. Recevant à déjeuner un groupe de députés RPR, UDF et DL, le chef de l'Etat a affirmé: «Oui, si on gagne, on fera un grand parti de droite.» Un leitmotiv depuis qu'il a forcé, il y a deux semaines, Michèle Alliot-Marie, la présidente du RPR, à se ranger sous la bannière de l'Union en mouvement, drivée depuis l'Elysée par le conseiller politique Jérôme Monod et animée sur le terrain par Alain Juppé.

Négociations. Au cours de ce repas, Chirac s'est refusé à dire s'il est, à l'instar de Jospin, un «candidat probable». Il a juste rigolé quand la question lui a été posée par Pascal Clément (DL). Et il s'est refusé à commenter les sondages qui le donnent en baisse (lire ci-contre). Si, pour lui, la présidentielle reste «ouverte», il ne doute pas, en revanche, de la victoire de la droite aux législatives. Selon lui, le nouveau gouvernement aux manettes «n'aura pas beaucoup de marges de manoeuvre» pour mener à bien les «réformes nécessaires», vu le contexte économique et social, et les engagements financiers des socialistes. Il devra donc ne pas se compliquer la tâche en négociant avec les différentes formations. Et, pour parer au plus pressé, rien de mieux, estime-t-il, qu'un «dispositif unitaire», une «grande formation majoritaire». Le centriste Pierre Méhaignerie, présent, en est convenu après avoir rappelé qu'il avait «toujours été pour la diversité».

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