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Interview

«Chirac, c'est une histoire qui s'achève»

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Publié le 21/12/2001 à 2h01

Ministre de l'Emploi et de la Solidarité, Elisabeth Guigou, 55 ans, rentre en campagne. Elle défend son bilan et répond au Conseil constitutionnel qui a censuré mardi plusieurs dispositions du projet de loi de financement de la Sécurité sociale.

Les socialistes viennent de mener une campagne de glorification de leur bilan. N'est-il pas obéré par la remontée du chômage et par les difficultés de financement des 35 heures que vient de mettre en lumière la décision du Conseil constitutionnel?

L'objectif du plein-emploi reste d'actualité, il ne faut surtout pas l'abandonner. Les turbulences actuelles ne dureront pas et nous retrouverons l'an prochain une croissance forte et la priorité à la diminution du chômage. C'est le coeur de notre action depuis 1997 et ça le restera. C'est parce que nous avons mené une politique volontariste résolument tournée vers la croissance et l'emploi que nous résistons mieux que nos voisins. Nous traversons une phase plus délicate où beaucoup de revendications s'expriment. Mais nous y avons toujours apporté des réponses concrètes en conduisant une politique équilibrée qui nous a permis tout à la fois de rétablir l'équilibre des comptes de la Sécurité sociale et de réaliser de grandes réformes sociales comme les emplois-jeunes, la CMU (couverture maladie universelle) ou les 35 heures.

Sans parvenir véritablement à financer cette réduction du temps de travail ?

Les 35 heures seront financées. De même d'ailleurs que les allègements de charges pour les bas s

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