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Libération

Hue s'époumone après le rejet de la loi sur les licenciements.

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Il tance le gouvernement et se projette dans l'après-présidentielle.

Publié le 17/01/2002 à 21h42

Merci les sages. Sans le Conseil constitutionnel et sa décision de retoquer la nouvelle définition du licenciement économique voulue par les communistes, Robert Hue aurait pu être en panne. Depuis dimanche, il fait feu de tout bois : lettre au Premier ministre pour exiger que le Parlement soit ressaisi de la question avant la fin de la session le 22 février, manifestation mardi, à Lyon, en riposte au congrès du Medef... le président et candidat du PCF jubile sans le dire de cette perche tendue qui montre que le Conseil constitutionnel «épouse les thèses du Medef et de la droite». «On ne mesure pas, dans les couloirs de Matignon, l'ampleur de la déception», confiait Hue hier. Un peu d'agit-prop sans conséquence puisque Lionel Jospin a déjà repoussé à l'après-élections le réexamen du texte. Mais qui pourrait aider Robert Hue à décoller des 5 à 6 % que lui prédisent les sondages pour la présidentielle.

Ce créneau de la «radicalité» est revendiqué. Et le mot d'ordre relayé. En présentant ses voeux à la presse, Marie-George Buffet, qui a succédé à Robert Hue au poste de secrétaire nationale du parti, a rappelé hier «l'existence bien réelle d'une gauche et d'une droite» pour qui «la richesse de quelques groupes justifie le pillage et l'exploitation des individus». Pourtant, le gouvernement ne sait pas résister à cette «pression libérale» identifiée. Il faut «faire beaucoup mieux (...), une autre politique à gauche», a lancé la ministre de la Jeunesse et des Sports. Bref, redonner «

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