Elle en rêve... Et d'autres en rient. En septembre, Michèle Alliot-Marie s'est vu conseiller par son entourage de se faire entendre pour pouvoir réclamer, le moment venu, «la fonction ministérielle la plus importante possible». A défaut de Matignon, elle songe aux Affaires étrangères ou à la Justice. Ce qui fait sourire les hiérarques du mouvement et certains conseillers de l'Elysée. «Pendant cette campagne, il faut qu'elle fasse du terrain et un peu de média, parce qu'elle ne peut pas envoyer à sa place sur les plateaux son secrétaire général (Serge Lepeltier, ndlr) encore plus nul qu'elle», soupire un membre de son équipe terrifié par «la langue de bois» de la députée-maire de Saint-Jean-de-Luz. «Elle n'est pas extraordinaire, mais elle a fait d'énormes progrès», assure un de ses proches tout en ajoutant: «Ça reste du MAM.»
Duel radiophonique. Les mêmes, en début d'année, ont poussé un soupir de soulagement après son duel radiophonique face à Dominique Strauss-Kahn, où elle a fait mieux que de la figuration. «DSK, un peu suffisant, l'a joué trop facile et n'a pas gagné de façon éclatante face à MAM. Pourtant, elle ne boxe pas tout à fait dans la même catégorie», observe un dirigeant gaulliste.
La campagne n'étant pas encore vraiment lancée, la présidente du RPR a encore le champ libre. Dès que Jacques Chirac aura annoncé sa candidature et mis en place son équipe, «elle n'aura plus grand-chose à gérer», pronostique un chiraquien. Vu la concurrence des ténors de droite, son rô




