Branle-bas de combat à l'Elysée. Ou premier signe d'un affolement général. Samedi à 18 heures, Jacques Chirac réunit les principaux lieutenants de sa campagne: 14 personnes, les hiérarques RPR, centristes et libéraux. Il y aura notamment tous les premiers ministrables: Nicolas Sarkozy, François Fillon, Jean-Pierre Raffarin, Philippe Douste-Blazy et les anciens Premiers ministres Alain Juppé et... Edouard Balladur s'il accepte. La présidente du RPR Michèle Alliot-Marie et les présidents de groupes parlementaires seront de la partie. Ils forment «le premier cercle» chargé de définir «la stratégie», dixit Jérôme Monod, le conseiller politique du chef de l'Etat qui a lui-même lancé les invitations hier et avant-hier. Le maire RPR du Havre Antoine Rufenacht, choisi comme directeur de la campagne, y affichera ses premiers galons ainsi que Patrick Devedjian, porte-parole présumé du président-candidat. Ils mettront en musique une première mouture du slogan de campagne: «Liberté, autorité, partage». Dimanche, rebelote. Ils seront cette fois une trentaine, artisans de la campagne de 1995 ou animateurs de l'UEM tels les RPR Pierre Bédier, Jean-François Copé, Dominique Perben ou Renaud Muselier. C'est à eux qu'il reviendra de mobiliser les troupes et d'occuper le terrain en cognant sur les socialistes alors que des comités d'appel à la candidature de Chirac commencent à fleurir: une cinquantaine devrait voir le jour avant lundi sous la houlette de Christian Jacob (RPR, Seine-et-Marne).
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