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Libération

Sarkozy et Juppé, une réconciliation très orchestrée

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En meeting mardi à Neuilly, les frères ennemis ont fait mine de «s'admirer».

Publié le 31/01/2002 à 21h52

C'est devenu une habitude. Hier, comme tous les mercredis depuis le début de l'année, Jacques Chirac a reçu une fournée de parlementaires. Car il s'agit de les pousser à se mobiliser. Et de lever les doutes sur le déroulé de la campagne présidentielle, ses thématiques ou les hommes qui vont en prendre la tête. Mardi, à Neuilly (Hauts-de-Seine), Alain Juppé et Nicolas Sarkozy s'en sont chargés lors d'un meeting à la tonalité «je t'aime moi non plus».

Sur fond d'amabilités, les deux hommes ont mis un mouchoir sur leurs rivalités. «Jacques Chirac pourra s'appuyer sur une équipe qui aura définitivement tourné le dos aux divisions, aux querelles et aux amertumes», a assuré Nicolas Sarkozy en accueillant son «ami Alain» avec lequel il a pu avoir des «incompréhensions». Echange de bons procédés, l'ancien Premier ministre a confié son «admiration» pour «l'énergie» du député-maire de Neuilly. «Nous ferons équipe ensemble, non seulement pour aujourd'hui, mais pour les dix ans qui viennent», a assuré l'ancien Premier ministre. Dans la salle, pour fêter ces retrouvailles, l'Elysée avait diligenté pas moins de six conseillers, dont Jérôme Monod. Celui-ci, qui cornaque l'UEM avec Alain Juppé, demande à ses visiteurs de ne plus évoquer le nom de Nicolas Sarkozy comme premier ministrable...

A la tribune, une soixantaine de parlementaires. Et pas mal de rancunes recuites sous l'union. Le RPR Patrick Balkany, maire de Levallois multirécidiviste de la mise en examen, s'est assis devant son prédé

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