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Libération

«Il nous a dit qu'il nous avait compris»

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A Provins, entre deux bains de foule, Chirac a multiplié les piques contre le gouvernement.

Publié le 01/02/2002 à 21h54

Provins envoyé spécial

Mise au point de la campagne à l'Elysée le week-end dernier. Et travaux pratiques hier. Jacques Chirac a visité Provins, classé par l'Unesco au patrimoine mondial de l'humanité, deux ans après la mort d'Alain Peyrefitte, l'ancien ministre du général de Gaulle qui s'était battu pour cette reconnaissance. Alors que d'autres vadrouillent à Porto Alegre, lui patouille sur le terrain. Et profite de cette escapade culturelle pour affirmer, lors d'une table ronde avec des associations, que la défense du patrimoine est un moyen pour lui de se poser en défenseur de la «diversité culturelle». «La France, affirme-t-il, ne peut pas accepter une mondialisation laminoir des cultures. Une uniformisation de cette nature conduirait à une uniformisation oublieuse de la culture humaniste qui est la nôtre et qui rassemble une nation autour de valeurs partagées.» Et d'ajouter, prenant l'exemple de la destruction des bouddhas géants de Bamiyan, qui a «signifié la perversité mortifère du régime taliban»: «Un peuple qui n'aime pas son histoire est un peuple qui se perd.»

«Radieux». A moins de trois mois de la présidentielle, Jacques Chirac reste encore abonné aux tables rondes, qui lui permettent d'égratigner Lionel Jospin sans quitter son habit de fonction pour celui de candidat. Il a ainsi déploré l'insuffisance des crédits du patrimoine, qui ne doivent représenter que 10 % des crédits de la culture. S'il n'est pas pressé de changer de style, il ralentit, en revanche, le pas

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