A cheval! Jacques Chirac a décidé d'avancer l'annonce de sa candidature. Ça pourrait être lundi, à Avignon, lors d'une intervention sur France 3, après une réunion de travail sur le thème de la création d'entreprises et des initiatives locales. Une hypothèse caressée par le staff de campagne mais énergiquement démentie hier soir à l'Elysée. Lundi toujours, à Paris, Antoine Rufenacht, le coordinateur de la campagne s'installera, lui, dans le QG chiraquien des 67-69, rue du Faubourg-Saint-Martin.
«Super confiant». Hier, de 9 heures à 10 h 30, le chef de l'Etat a reçu à l'Elysée Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, Jean-Pierre Raffarin et Philippe Douste-Blazy. Le secrétaire général, Dominique de Villepin, et le conseiller politique, Jérôme Monod, étaient également présents. Chirac leur a fait part de sa décision de précipiter le mouvement. Sans pour autant dévoiler le déroulé exact de son entrée en campagne. Il veut jouer la surprise. «Il est super confiant, remonté à bloc, déterminé. Il sait exactement où il va», confiait, à la sortie, l'un des participants. Dans l'après-midi pourtant, Patrick Stefanini, proche de Juppé et directeur bis de la campagne, a assuré, lors d'un briefing préparatoire au grand meeting de l'UEM (l'Union en mouvement) à Toulouse, que le Président ne se déclarerait pas avant le 23 février. Depuis des semaines, plusieurs dirigeants de droite, dont Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Debré, le patron des députés gaullistes, pressent Chirac de reprendre «l'initiative»,




